Le contrat prévoyance est indispensable pour les travailleurs non-salariés

Publié le 19 novembre 2020

Les travailleurs indépendants sont souvent mal protégés en cas d’arrêt de travail. A peine 30% des travailleurs non salariés (TNS) – chefs d’entreprises, artisans, professions libérales, etc. – ont souscrits un contrat prévoyance leur permettant de bénéficier d’indemnités journalières en cas d’incapacité temporaire ou d’invalidité à la suite d’un accident ou de maladie. L’épidémie de la Covid-19 qui a eu un impact conséquent sur la rémunération des TNS démontre à quel point le contrat prévoyance est essentiel à la pérennité de leur activité.

Les travailleurs indépendants prennent conscience de l’intérêt d’une assurance prévoyance

Avec l’épidémie de la Covid-19, les TNS ont pris conscience des risques encourus face à l’imprévisible. Invalidité, arrêt de travail… les risques sont nombreux et peuvent affecter de façon importante, selon leur durée, l’équilibre financier des indépendants.

La prévoyance est encore plus cruciale pour les indépendants que pour n’importe quelle autre entreprise. Non seulement, car lorsqu’ils ne travaillent pas, les indépendants ne perçoivent pas de revenus professionnels. Et s’ajoute à cela l’impossibilité pour eux de prospecter. Ce qui signifie du chiffre d’affaires en moins pour les mois suivants.

« Les indépendants ont tendance à croire que leur protection sociale obligatoire suffit pour les couvrir face à de telles situations. Or, c’est rarement le cas. Par exemple, certains libéraux ne bénéficient d’aucune indemnité journalière en cas d’arrêt de travail »

Ludovic Naessens, directeur territorial Nord à la direction des Assurances de personnes de Verspieren

En effet, en cas de maladie ou suite à un accident qui l’empêche de travailler, une personne exerçant en profession libérale ne percevra aucune indemnité journalière de la part de sa caisse retraite et prévoyance. Elle ne pourra prétendre à des indemnités journalières de la part du régime de santé obligatoire qu’à compter seulement du 91e jour d’arrêt de travail. Le professionnel doit ainsi faire face à trois mois sans revenu alors même qu’il doit faire face à ses charges professionnelles et familiales : loyer, factures, impôts, cotisation sociales… Ces délais varient d’une profession indépendante à une autre.

Les points à ne pas négliger pour choisir son contrat prévoyance

Toutes ces situations démontrent à quel point il est recommandé aux TNS de souscrire un contrat prévoyance qui pourra le protéger en cas d’incapacité, d’invalidité et qui protègera sa famille en cas de décès. En effet, si le travailleur indépendant décède, le contrat prévoyance permettra à son époux ou épouse de percevoir une rente et à ses enfants de bénéficier d’une rente éducation jusqu’à la fin de leurs études. Le contrat prévoyance doit être souscrit par le TNS dès le début de son activité, tant qu’il est en bonne santé et aussi parce que sa trésorerie est encore faible. Il pourra ainsi faire face sereinement à une situation qui l’empêche de travailler.

« Le TNS doit veiller au niveau de franchise de son contrat de prévoyance. Sauf en cas d’accident ou d’hospitalisation, certains contrats versent des indemnités journalières à compter du 30e jour d’arrêt de travail. Cela implique de disposer d’une trésorerie suffisante pour compenser une absence de revenu pendant un mois » souligne Ludovic Naessens.

Un contrat de prévoyance doit ainsi être paramétré en fonction de l’âge de l’assuré, de son niveau de revenu et de sa situation familiale. Un jeune indépendant célibataire n’aura pas les mêmes besoins qu’un indépendant marié et père de deux enfants.

Les revenus professionnels d’un indépendant pouvant varier selon les périodes, il convient également de moduler le niveau des cotisations en fonction de ses revenus.

Un avantage fiscal pour les contrats prévoyance dits loi Madelin

Le contrat prévoyance présente également un avantage fiscal. Un contrat dit loi Madelin permet de déduire, du bénéfice réalisé par le TNS, les cotisations versées sur le contrat prévoyance, selon un plafond défini.